Hello !! Welcome to Gurp33's blog - 100% spearfishing

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Bonjour et soyez les bienvenus sur mon tout premier blog ! Il fallait que je me mettre à la page, car j'ai de la pression à la maison avec mes enfants qui ont déjà créé leurs blogs !! et même mon épouse !!!

Donc ci-dessous vous trouverez essentiellement des informations relatives à ma passion: la chasse sous-marine.

Comme je commence tout juste à construire ce site, l'ordre des pages va évidemment varier à chaque fois que je trouverai un peu de temps pour écrire et paster des pics (!). Pour vous y reconnaître, voici un sommaire.

S'il vous plaît, laissez moi vos conseils et commentaires pour améliorer ce site, ainsi que des liens vers d'autres sites sur le même thème.

Page 1 - génèse: comment est née ma passion pour la chasse sous-marine ?
Page 1-4 - premier voyage au Panama

Pour mes autres voyages, il me semble préférable de créer un blog spécifique pour chacun, cela rendra leur lecture plus facile. Aussi, vous n'avez qu'à suivre le guide ci-dessous:

- sur ce blog: intro et Panama (presque fini)
- ïle d'Yeu en famille: YEU (bientôt disponible)
- Sénégal : (pas encore construit)
- Ile de la Réunion : (pas encore construit)
- Autres : (pas encore construit)

Bonne lecture !

# Posté le mardi 04 novembre 2008 13:46

Modifié le lundi 10 novembre 2008 14:53

Comment est née ma passion pour la chasse sous-marine?

Sur cette question simple, on pourrait se référer à Descartes, Aristote, Rousseau, Spinoza, Kant, etc... et nous pourrions disserter sur le sujet des pages durant ! Ce n'est absolument pas mon intention ici.

Dans mon cas, la passion pour la chasse sous-marine est née d'un ensemble d'expériences, qui, prises isolément, n'auguraient pas d'un tel résultat. Il y a d'abord les souvenirs confus d'un père qui plongeait le long des falaises rocheuses corses lors de l'été 1975 pour ramener des oursins. D'ailleurs, est-ce tant la mémoire de ces apnées paternelles ou la vue répétée durant mon enfance d'une ou deux photos couleur de ce bord de mer écrasé par le soleil et scintillant de reflets turquoises qui ont marqué mon esprit ?

Puis il y a eu ces années passées aux Etats-Unis entre l'age de 9 ans et 13 ans. Là-bas, dans le sud de la Géorgie, il faisait chaud l'été. Très chaud. Et les enfants passaient l'essentiel de leur temps dans l'eau des piscines, chez les uns et chez les autres. Pour ma part, on pouvait me trouver un masque rivé sur le visage. Au fond. C'était la grande époque des reportages de Cousteau. Mon masque était ovale, cerclé d'un espèce de serre-joint à vis, et ne laissait pas de place aux doigts pour se pincer le nez. Je crois que c'est une raison pour laquelle je réussis à effectuer la man½uvre de valsala (XX) sans l'aide des mains jusqu'à plusieurs mètres de profondeur. Avantage quand on a les mains prises, inconvénient lorsque l'on joue trop avec cette facilité « naturelle ».

Aux Etats-Unis, il n'y a pas eu que les piscines... nous partions régulièrement nager dans des sources ou rivières issues de sources dont les eaux cristallines offraient un terrain d'exploration fantastique au jeune plongeur que j'étais. Je me souviens notamment d'une rivière en Floride au nom indien tout aussi poétique qu'imprononçable, l'Itchnitukni River, que nous descendions sur de grosses chambre à air de tracteur. Ses eaux transparentes coulaient paisiblement au milieu d'une forêt subtropicale dense. Il nous fallait compter une grosse demi-journée de balade avant de regagner notre point d'arrivée. Pendant tout ce temps, j'étais dans l'eau, PMT, à jouer entre les longues algues, à tester ma capacité à plonger « profond » dans les trous de 3 à 4 mètres, à observer la vie sous-marine, et à éviter les quelques serpents d'eau - black watersnake, cotton mouth - que l'on ne manquait pas de croiser à chaque sortie.

La Géorgie était également un fabuleux environnement pour la chasse.... Tout le monde la pratiquait durant l'hiver. Soit à l'arme à feux, soit à l'arc. Les jeunes faisaient très (trop ?) tôt l'apprentissage du maniement des fusils de chasse (calibre 20 ou 12) et des carabines (Winchester 30-30, calibre 308, calibre 222, et autres). C'est ainsi que j'ai reçu mon premier 22 long rifle vers l'age de 11 ans. Je partais aussi avec mon voisin à la chasse au cerf ou avec mes amis d'école à la tourterelle ou bien encore tirer les serpents à sonnettes avec mon père dans la campagne voisine, du côté de « snake international », une zone réputée pour son nombre de crotales.

Cela nous éloigne-t-il vraiment de la pratique de la chasse sous-marine ? je ne le crois pas. La discipline indispensable au maniement d'une arme létale. La traque du gibier. La patience de l'approche. La visée. Et puis, ce moment indescriptible, où la raison et le mental doivent l'emporter sur l'adrénaline et les rêves de trophées accrochés au mur, sous peine de manquer son tir. Autant je n'ai plus pratiqué la chasse terrestre depuis ces années d'enfance, autant je crois qu'elles ont été fondamentales dans mon approche de la chasse sous-marine.

Plusieurs autres expériences, je crois, m'ont amené à la pratique de mon sport-passion. Il y a eu cet été passé aux Baléares, avec l'AROEVEN, association bordelaise organisant des vacances en camps d'ados. A Cala Santanyii, au sud de Majorque, vers l'age de 14 ans, je retrouvais les couleurs et les odeurs oubliées de ces fameuses vacances passées en Corse avec mes parents quelques années plus tôt. Après les séances de formation théorique et pratiques, j'ai ainsi pu effectuer mes premières plongées bouteille. Quel émerveillement de voir les myriades de sars et mostelles colorées venir nous manger directement dans la main les oursins ou coquillages cassés au fond. Et quelle école de maîtrise de soi lorsque nous avons préparé puis effectué notre plongée dans une longue grotte à l'extérieur de la Cala. Je pouvais aussi pratiquer l'apnée. Il y avait bien évidemment la concurrence inévitable entre ados. Je me souviens encore de la vexation de ne pas pouvoir remonter une palme coulée au fond de la cala que nous tentions à tour de rôle de récupérer. Elle était tombée du bateau de plongée et se trouvait probablement vers 12-15 mètres de fond. Je me rappelle encore la sensation de désespoir lorsque la fameuse palme, se trouvant à portée de main, mon profondimètre interne me sommait de regagner la surface ! cela aussi ça faisait partie de l'apprentissage. En apnée, ne jamais pousser les limites au-delà de ce que le mental nous autorise intuitivement de faire.

Après cela, les évènements me conduisant naturellement vers la chasse sous-marine se sont enchaînés. Le film Le Grand Bleu, qui a révélé au plus grand nombre que l'Homme pouvait plonger plusieurs minutes sans bouteille à des profondeurs impensables auparavant. Ses ballets sub-aquatiques sur fond de musique d'Eric Serra. Une féérie de couleurs, formes, gestes qui incitent au rêve et à la relaxation. Il m'arrive encore aujourd'hui assez fréquemment d'écouter la bande musicale du film pour m'endormir les soirs d'insomnie. Relaxation assurée ! il est rare que j'entende le dernier morceau !
Il y a eu aussi les récits de chasse sous-marine du père de mon ami d'enfance, Stéphane B. Bien qu'un peu rocambolesques et peut-être légèrement enflés ils m'ont néanmoins confirmé qu'il y avait de belles aventures à vivre en Gironde, sous l'eau, une arbalète à la main.
Les rencontres sont importantes aussi pour se forger une envie « d'y aller ». Mes amis Wilfrid P et Benoît B qui travaillaient dans la même entreprise que moi, à Mérignac, m'expliquaient leurs exploits sous-marins sur le bassin d'arcachon. C'est d'ailleurs de Wilfrid que j'entendis parler pour la première fois « d'agachon » et de « bruits de gorge ». Qu'est-ce que c'est ces trucs ? On arrive à prendre des bars sur le bassin ? et des araignées ? vraiment ?!?

Une chose était certaine : il fallait que j'essaie moi aussi. Non. Il fallait que je chasse !

Enfin, je crois qu'il faut de la persévérance pour se forger une passion. Mais vient-elle de la joie des premières réussites ? ou de la profonde conviction que l'on est fait pour ce sport, quoiqu'il arrive lors de nos premières plongées ?

Pour ma part ce fut plutôt la seconde de ces hypothèses qui caractérisa mon entrée dans le milieu de la chasse sous-marine. Avant d'aller plus loin dans ce blog et de partager avec vous quelques unes de mes expériences de chasse, et pour bloucler cette introduction sur la passion, il faut que vous sachiez quelle fût ma première sortie...

Seul. Tôt le matin. Pour ne subir aucune « pression ». Equipé d'une combinaison de surf bleue clair aux épaules rose fluo, d'une ceinture de plombs en nylon, d'un masque à très large optique, de palmes Decathlon de natation souples, d'une bouée dont je ne connaissais rien du maniement et dont le fil était entièrement déroulé, d'une arbalète 75cm... je me trouvais « fin prêt » (du moins je le croyais) pour aller affronter les poissons le long des empierrements du nord de Soulac dans le Médoc. Et ce, en effectuant une mise à l'eau depuis la plage, avec un bon mètre de houle. Une fois dans l'eau, cette première expérience a rapidement tournée au ridicule ! Les mouettes doivent s'en souvenir !! Visibilité de 0.5 mètres, ressac empêchant toute stabilisation dans l'eau, courant me repoussant immanquablement vers la plage, c'est-à-dire à l'opposé de l'endroit où je voulais me diriger. Bref, après 15-20 minutes de ce régime, je me retrouvais assis dans le sable, épuisé, et ayant appris ma première leçon : on ne chasse pas à partir du bord dans le Nord Médoc lorsqu'il y a du vent et de la houle ! Autre acquis, accessoirement, dans l'eau le maniement du matériel présente un bien plus grand challenge que je ne le pensais.

Cependant, comme vous le constaterez dans le reste de ce blog, loin de m'écoeurer ou de me contraindre à l'abandon, cette première mise à l'eau a aussi participé à me passionner pour la chasse. Je l'ai dit : il FALLAIT que je chasse.

Donc, les souvenirs d'enfance, les expériences diverses d'apnée et de maniement de fusils ou d'arcs, les rencontres, et même les premiers échecs ont contribué à forger ma passion. Du moins je le crois. A moins qu'elle n'était en fait encrée en moi depuis toujours. N'attendant qu'une série de prétextes pour émerger. Tel un souvenir réminescent d'un passé lointain où mes ancêtres devaient chasser pour se nourrir.

Fort de cette conviction et de cette envie d'apprendre à chasser, tout par la suite a renforcé ce besoin ; les images de fonds marins magnifiques, les souvenirs de gros poissons pris, mais aussi de ceux que j'ai loupés, l'odeur des embruns du large, le poids du poisson accroché à la ceinture en sortant de l'eau, et enfin les amis et la famille rassemblés autour de bons repas et de récits de chasse.

# Posté le samedi 01 novembre 2008 13:36

Modifié le lundi 03 novembre 2008 11:25

Premier voyage au Panama

Premier voyage au Panama
Se rendre au Panama... pas une mince affaire !!

Pourquoi le Panama ? cela fait des mois que je cherche des contacts sérieux sur internet pour organiser un voyage de chasse pour l'hiver 200XXX. C'est drôlement compliqué, soit dit au passage, de trouver des liens fiables, et à jour, offrant des séjours chasse. Un vrai créneau pour qui va s'en occupper sérieusement... Après de longues recherches, donc, j'entre en contact avec un Américain, Steve, qui possède une île au Panama, sur la côte Pacifique. Il pense tout justement mettre en place un deal spearfishing cet hiver et me met en relation avec la personne qui va manager cette activité pour lui. Il se trouve que par mails interposés une bonne relation s'établit rapidement et je fais confiance à l'organisation.

Après avoir réservé les billets et préparé tout le matos – j'avais une liste longue de 2 pages entièrement centrée sur la chasse et la survie en milieu équatorial– je commence à me demander comment me rendre sur place concrètement... Léger détail que j'avais peut-être sous-estimé...

Le voyage doit « théoriquement » se dérouler en 2 étapes :
- Jour 1 : Varsovie – Paris – Atlanta – Panama City
- Jour 2 : Nuit à Panama City – 5 heures de Bus jusqu'à l'Ouest du pays – taxi brousse – puis, finalement panga jusqu'à l'ïle

Mais voilà... [Grande leçon apprise à mes dépens : surtout ... surtout... surtout !!! ne plus jamais faire confiance à Air France.] Le vol départ Varsovie, en plein hiver, est retardé dû au brouillard sur Roissy. Pour une fois que ce n'est pas une grêve du personnel AF qui retarde un vol !! Allez, ne pas stresser. Tout va bien se dérouler, on m'a promis que pour un vol de cette importance on m'attendrait à la correspondance. « Stéphan, les promesses n'engagent que ceux qui y croient. » (citation de mon ex-patron Jean D). Arrivé à Paris, je vois les derniers passagers du vol pour Atlanta embarquer juste devant moi. Mais le responsable au sol vient de fermer l'embarquement. Je reste donc là, les bras ballants, encore essoufflé d'avoir traversé l'aéroport en courant, ne croyant pas que cet ectoplasme me barre l'entrée de l'avion ! « Ne vous inquiétez pas Monsieur, nous avons tout prévu. Vous avez un autre vol demain matin pour Atlanta. Et nous prenons en charge votre nuit d'hotel ». Chouette, j'ai toujours rêvé de dormir au Campanile Charles de Gaulle et de perdre une journée de chasse !

Comme un malheur n'arrive jamais seul, le lendemain matin le vol départ Paris est également retardé pour raisons inconnues. Atterrissage à Atlanta retardé. Course dans l'aéroport. Douanier qui ne veut rien entendre et me demande de retourner à la queue. Attente. Perte de temps supplémentaire. Ré-enregistrement des baggages. Thanks Mr Bush and Mr. Ben Laden. Course de nouveau vers la porte d'embarquement. Et... vol manqué !! Passage au guichet de la compagnie, et là : « ne vous inquiétez pas Monsieur, nous avons tout prévu.... ». Génial ! si vous n'avez jamais dormi dans un hotel 1 étoile en banlieue sordide d'Atlanta, alors je vous conseille d'essayer. En soi, dormir est un exploit dans un tel endroit.. Merci Delta Airline (partenaire de Air France). Même après les deux double-scotch au restaurant d'à côté ce n'est pas possible de fermer l'oeil. Et le Campanile, en comparaison, fait office de palace 6 étoiles luxe saoudien !

Nouvelle leçon tirée de ce mauvais début : ne pas transiter par Atlanta à moins d'avoir au moins 5 heures entre les 2 vols.

L'arrivée à Panama City s'effectue donc le 3ème jour de mon voyage. Heureusement, à partir de là tout se déroule comme prévu. Pick-up précis à l'aéroport. Nuit dans une petit hotel du centre, où je dors avec mon portfeuille sous l'oreiller, juste à côté de mon poignard Beuchat. [Paranoïa stupide car les 4 fois que j'ai séjournées à Panama City je n'ai jamais été inquiété par la moindre violence.]. Puis le lendemain, 4ème jour, mon contact me conduit directement à la station de bus. Je passe 5 heures collé à la fenêtre, contemplant le paysage qui défile. Puis je l'arrête en pleine pampa. Proche de XXX. Sur la Panamerica. Et là j'attends un taxi brousse pendant environ 30 minutes. Lui, me conduit à l'embouchure d'un chenal dans la mangrove, où une panga m'attend... posée sur la vase. Il faut seulement attendre la marrée, et nous pourrons y aller !!

Voilà comment, après 4 jours de trajet j'atteins enfin mon rêve : Voiture, Avion(s), Taxi, Bus, Taxi-brousse, Panga.
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# Posté le lundi 03 novembre 2008 10:41

Modifié le mercredi 05 novembre 2008 06:13

La Panamérica

La Panamérica
Un jour peut-être il faudra que je relie l'Amérique du Nord à l'Amérique du Sud via cette route mythique. Une belle aventure en perspective !
Si vous êtes encore étudiant, pas marié, sans enfants et contraintes matérielles, je ne vois pas ce que vous attendez pour y aller !
Comment? vous êtes encore là à lire ce blog. Vous devriez déjà préparer votre voyage!!!
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# Posté le lundi 10 novembre 2008 15:29

L'arrêt de Bus en pleine pampa !

L'arrêt de Bus en pleine pampa !
Il faut rester calme et ne pas s'inquiéter d'être tout seul au milieu de nulle part. Le taxi-brousse va bien finir par arriver...
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# Posté le mercredi 05 novembre 2008 06:16

Modifié le samedi 08 novembre 2008 07:12